Gil Odoul
Des mots directs, une musique ancrée dans le réel
Un parcours entre chanson française et rock
Auteur, compositeur, interprète, batteur et bassiste, Gil Odoul construit depuis plusieurs décennies son parcours musical en parallèle de sa carrière d’architecte.
Dès l’adolescence, il écrit des poèmes nourris de romantisme et de révolte. Influencé par Baudelaire et Rimbaud, puis par les grandes plumes de la chanson française, il développe une écriture attentive aux rapports humains, aux injustices sociales et à la complexité des sentiments. Le rock façonne également son univers et son approche du rythme.
De la batterie à sa propre voix
D’abord batteur dans plusieurs groupes de la région de Clermont-Ferrand, Gil écrit parallèlement ses propres chansons. Leur caractère personnel le conduit à passer au premier plan pour les interpréter lui-même, basse en main.
Son expérience de batteur reste au cœur de ses compositions, associant une rythmique solide à des mélodies simples et accessibles. Une quinzaine de chansons voient ainsi le jour sur deux CD autoproduits, sous la houlette de Denis Clavaizolle.
Aujourd’hui, Gil poursuit une écriture instinctive, directe et humaine, avec une volonté constante : raconter le réel sans détourner le regard.
« Shaïna » : une chanson pour ne pas détourner le regard
Avec « Shaïna », Gil Odoul consacre une chanson à Shaïna Hansye, adolescente de quinze ans tuée à Creil en 2019, après avoir dénoncé des violences sexuelles deux ans auparavant.
Sans romancer le drame ni parler à la place de l’adolescente ou de sa famille, il interroge les mécanismes qui ont entouré cette tragédie : les rumeurs, le sexisme, le soupçon jeté sur la victime et l’indifférence face aux violences.
Son écriture est directe, dure lorsque les faits l’imposent. Elle porte une conviction : lorsque la parole d’une victime est mise en doute, la violence qu’elle a subie continue.
Un nom, une vie, quinze ans
« Shaïna » refuse que le souvenir de la jeune fille soit réduit à la réputation qui lui a été imposée ou au crime qui l’a tuée. Gil souhaite replacer sa mémoire et sa dignité au centre du récit.
Shaïna avait un nom, une vie, et quinze ans.



